H&M, Gap, Levi's, Zara
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Zara / Inditex Group  (20.09.12)

Siège (ville, pays): Arteixo, Espagne
Année de fondation:1975 (premier magasin Zara)
Nombre de points de vente:5527 points de vente (dont 673 magasins franchisés) dans 82 pays.
Nombre d'employé·e·s: 109 512 employé·e·s dans le monde (dont 82% travaillent en
Propriétaire:Société anonyme
PDG:Pablo Isla Álvarez de Tejera
Chiffre d'affaires:16,66 mia. de CHF en 2011 (13,79 mia. d'euros). Environ 70% du chiffre d'affaires du groupe est réalisé sur le marché européen. La marque principale du groupe, Zara, rapporte environ 65% du chiffre d'affaires dans le monde.
Bénéfices:2,36 mia. de CHF en 2011 (1,95 mia. d'euros)
Pays de production:Les marchandises sont produites par 1398 fournisseurs dans 40 pays (625 fournisseurs en Asie, 457 dans l'UE, 130 en Europe à l'extérieur de l'UE, 122 en Afrique, 64 aux Etats-Unis)
Marques que l'entreprise possède: Zara, Pull&Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home (intérieur), Uterqüe, Tempe (chaussures)
Le groupe Inditex est membre de l'initiative de vérification multipartite Ethical Trading Initiative (ETI). Cette initiative reconnaît le droit à un salaire de subsistance, mais elle ne dispose pas d'une définition précise de cette notion.
Position du groupe Inditex par rapport au salaire de subsistance:
En 2001, le groupe Inditex signe un premier code de conduite, qui ne comprend toutefois pas l'obligation de verser un salaire de subsistance.
En 2005, l'entreprise devient membre de l'ETI et s'engage à respecter le code de conduite de cette initiative.
En 2007, Inditex révise son code de conduite et se prononce fondamentalement pour le droit à un salaire de subsistance. Elle reste toutefois trop peu précise dans la définition de cette notion. En octobre, elle signe une convention-cadre internationale avec la fédération internationale des travailleurs du textile (ITGLWF) visant à renforcer les droits syndicaux.
En 2011, l'entreprise signe avec l'ITGLWF une déclaration d'intention pour améliorer les contrôles dans les usines.
Dans la foulée, elle signe en 2012 un protocole d'accord avec l'ITGLFW pour améliorer la participation des syndicats aux contrôles effectués sur toute la chaîne d'approvisionnement du groupe.
Ces dernières années, l'entreprise a fait d'autres efforts en faveur d'un salaire de subsistance. En collaboration avec l'Université de Northumbria, elle a notamment mené des recherches portant sur des modèles de prix pour un salaire de subsistance, renforçant ainsi sa collaboration avec l'ITGLWF, l'ETI et le Pacte Mondial des Nations Unies, qui proposent aussi des éléments pour le calcul du salaire de subsistance. A ses dires, l'entreprise respecte les revendications de l'AFW et a pris part à des réunions au Bangladesh.
Au Cambodge, Inditex travaille en collaboration avec le programme de l'OIT Better Factories Cambodia (BFC).

Evaluation du groupe Inditex par la CCC
La convention-cadre internationale signée avec l'ITGLWF, qui vaut pour toute la chaîne de production d'Inditex, est unique dans l'industrie textile et constitue un pas en avant. Avec cette convention, Inditex va plus loin que les contrôles habituellement effectués dans les usines et place les droits syndicaux au centre de ses préoccupations. Toutefois, jusqu'à présent, cette convention-cadre n'a pas entraîné des améliorations substantielles au niveau des conditions de travail dans les usines, chez les fournisseurs d'Inditex. Bien que le groupe soit membre de différentes initiatives, le seul critère rédhibitoire, dans les contrôles effectués dans les usines, est le non-respect du salaire minimum légal. Alors que les bénéfices du groupe augmentent chaque année, les ouvriers et ouvrières textiles au Cambodge continuent de toucher un salaire de misère chez les fournisseurs d'Inditex. L'entreprise dit placer les consommateurs et consommatrices au centre de toutes les activités du groupe. Il est grand temps qu'Inditex comprenne qu'elle augmenterait la satisfaction de sa clientèle en se préoccupant enfin des ouvriers et ouvrières qui travaillent chez ses fournisseurs et en leur garantissant un salaire de subsistance.



Pour en savoir plus

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