Bangladesh
Au Bangladesh, des militants engagés pour le respect des droits des travailleurs craignent pour leur sécurité. (12.08.10)

Le 29 juin 2010, cédant à la pression des grévistes et des syndicats, le gouvernement bangladeshi a annoncé une hausse du salaire minimum, fixé désormais à 3000 taka. Parallèlement à cette annonce, les autorités ont décrété qu’elles ne toléreraient plus « l’anarchie » dans le secteur textile. Pourtant, le salaire de 3000 taka prévu par le gouvernement ne permet toujours pas aux ouvriers de couvrir leurs besoins de base et ne correspond pas aux revendications des syndicats. Les mouvements de protestation continueront donc dans les rues du pays. Des mandats d’arrêts ont été établis à l’encontre de centaines d’ouvriers et ouvrières. De nombreux défenseurs des droits des travailleurs sont également visés.
Dans la ligne de mire
Le gouvernement a notamment pris pour cible le BCWS et ses collaborateurs, qu’il accuse d’alimenter le soulèvement ouvrier. Kalpona Akter et Abdul Akhter ont été arrêtés sans motif valable. Dernièrement, la police n’a pas hésité à harceler et menacer leurs proches et leurs collègues, dans l’unique but de les retrouver. Nous sommes très inquiets quant au traitement réservé à Kalpona Akter et Abdul Akhter par des forces de police souvent violentes ainsi qu’à la menace qui plane sur leur famille respective.
Les deux membres dirigeants du BCWS sont, à ce jour, toujours retenus prisonniers, sans motif valable. Au moins 9 affaires inculpant les membres de cette association ont été ouvertes dans plusieurs commissariats de la ville. Les charges retenues à leur encontre sont extrêmement vagues.
Dans un dossier ouvert le 19 juin, par exemple, Babul Akther et Aminul Islam sont accusés d’avoir vandalisé l’usine « Nassa Basic » et d’avoir attaqué des officiers. Petit bémol: au moment des faits, le 18 juin, le premier assistait à une réunion et le second recevait des soins médicaux suite aux mauvais traitements infligés par les services secrets lors de sa détention.
De nombreuses associations et organisations non gouvernementales, telles que la CCC et Amnesty International continuent d’exiger du gouvernement bangladeshi, des propriétaires d’usines et des multinationales qu’ils prennent des mesures immédiates pour relâcher les ouvriers et les représentants d’organisations de défense des droits des travailleurs. Elles font également pression pour que les charges qui pèsent injustement sur eux soient retirées.
Ecrivez aux autorités pour demander la libération de Kalpona Akter et Babul Akhter, le retrait des plaintes et la garantie que les défenseurs des droits des travailleurs pourront agir en toute sécurité. De nombreux indices laissent penser qu’une usine, Nassa Global Wear Company, est également impliquée dans cette action contre le BCWS et ses collaborateurs. Nous vous demandons donc de protester également auprès du propriétaire de Nassa Group.
La solidarité internationale peut mettre un terme à ces répressions.
Merci pour votre soutien!
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Envoyez un message au gouvernement bangladeshi et aux directeurs du groupe Nassa |
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Témoignage vidéo de Kalpona Akhter, militante pour les droits du travail |








