Les hedge funds
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Dans le monde, il existe plus de 9500 hedge funds (fonds de couverture). Depuis 1998, les montants investis par ces derniers ont sextuplé, pour atteindre aujourd’hui un total de 1,5 billion de dollars (soit 1500 milliards). A la différence des fonds de placement, les fonds spéculatifs sont très peu réglementés et leurs activités ne sont pas soumises au contrôle des autorités de surveillance des marchés. Leurs sièges se trouvent généralement dans des paradis fiscaux, ce qui explique le climat d’opacité qui entoure leurs activités. Environ 40 % des capitaux placés dans les fonds spéculatifs appartiennent à des individus fortunés. Le reste provient d’investisseurs institutionnels, dont quelque 10 % de caisses de pension. Les gestionnaires de fonds spéculatifs touchent des commissions élevées et des participations extraordinaires aux bénéfices. James Simons, du Fonds spéculatif Renaissance Technologies, aurait ainsi encaissé un revenu
de 1,5 milliard de francs en 2006.

Dans l’expression anglaise « hedge fund », le mot hedge peut être traduit par « barrière».
A l’origine, l’objectif de ces fonds était la protection contre les fluctuations des prix, notamment ceux des devises et des matières premières.

Aujourd’hui, les fonds spéculatifs obéissent à des stratégies d’investissement d’une tout autre nature. Outre l’activisme actionnarial mentionné précédemment, les deux principales stratégies sont les suivantes.

  • L’arbitrage. Ce type de placement tire profit du moindre écart de cours d’un titre sur différentes places financières. Ces opérations spéculatives sur des écarts de rendement sont appelées carry trade. Les fonds empruntent par exemple de l’argent au Japon, où les intérêts sont actuellement très bas, et s’en servent pour acheter, en Suisse ou à Londres, des titres rapportant des intérêts plus élevés.

  • Ventes à découvert. Cette stratégie permet de réaliser des bénéfices lorsque les cours baissent. Moyennant une faible commission, les fonds spéculatifs empruntent des actions à des banques qu’ils mettent en vente. Ils rachètent ces titres à une date ultérieure et à un cours inférieur (à condition qu’il ait effectivement baissé), afin de les rendre à leur propriétaire. Si le cours baisse dans l’intervalle, il sera possible d’acquérir les actions à un prix plus favorable à l’échéance. Bien sûr, ces véritables paris sur la variation des cours ou des prix peuvent échouer. En juin 2006 par exemple, le Fonds spéculatif Amaranth a perdu 6 milliards de dollars en une semaine, car le prix du gaz naturel n’avait pas évolué selon les prévisions.



Voir aussi:
Bulles financières et krachs boursiers
La spéculation
Les produits dérivés