Bulles financières et krachs boursiers
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La spéculation est la principale motivation des marchés financiers. Elle devient autosuffisante lorsqu’une bulle spéculative se forme. Pendant cette phase, les investisseurs sont persuadés de pouvoir revendre leurs actions à un prix plus élevé. Tant que tout le monde partage cette conviction, d’autres investisseurs restent disposés à acquérir ces mêmes actions à un cours encore plus élevé, gonflant davantage la bulle.

Le propre des bulles financières est d’éclater sans prévenir. Si les investisseurs perdent confiance en l’augmentation des prix, ils se mettent à vendre massivement, paniqués, provoquant ainsi l’effondrement des cours (krach). Lors de la formation de la bulle des technologies de l’information, à la fin des années 1990 (qui a finalement éclaté au début de l’année 2000), de nombreuses entreprises ont été mises en Bourse alors qu’elles se résumaient à un simple bureau. Pourtant, lors de l’offre publique initiale (initial public offering), les actions atteignaient des prix record. Dans la logique de la bulle, les analystes étaient parfaitement conscients de la véritable substance de ces entreprises. Dans un courriel interne, Henry Blodget, analyste réputé de la Banque d’investissement Merrill Lynch, a ainsi qualifié de « piece of shit » l’action d’une entreprise, tout en émettant vis-à-vis du public une forte recommandation d’achat (strong buy).



Voir aussi :
La spéculation
Les hedge funds
Les produits dérivés