Ilisu
Ilisu toujours en examen (30.10.06)
Grâce à la campagne locale « Laissez vivre Hasankeyf » et aux pressions des ONG, dont la Déclaration de Berne, le projet de barrage d’Ilisu n’a toujours pas obtenu les soutiens financiers nécessaires à sa construction.
Mi-août une délégation des garanties contre les risques à l’exportation (ECAs) et des ministères concernés de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche se sont encore rendus sur place pour se faire une opinion sur ce qui se passe localement. La DB a pu accompagner cette délégation pendant deux jours et a facilité les contacts avec les personnes concernées et les ONG locales. Les délégations ont reconnu qu’il subsistait des lacunes en ce qui concerne la planification des déplacements de population et dans la gestion de l’environnement. Ces manquements auraient dû trouver une solution dans les négociations menées début octobre avec le gouvernement turc.
Sur la base de cet examen sur place et des négociations avec le gouvernement turc, la Garantie contre les risques à l’exportation suisse (GRE) devrait réexaminer la demande de garantie déposée par les entreprises suisses participant au consortium de construction afin de formuler une proposition de décision au Conseil fédéral. A ce jour, aucune décision n’a été prise par le Conseil fédéral.
La Déclaration de Berne continue de demander au Conseil fédéral de refuser ce projet. Elle communique ces jours-ci les signatures réunies en Suisse et en Turquie contre le projet. Au vu des mauvaises expériences faites par la population locale à l’occasion de la construction d’autres barrages dans le Sud-Est de la Turquie, elle estime que l’appel à la bonne volonté du gouvernement turc ne suffit pas. Les lacunes du projet restent trop nombreuses pour garantir le respect des directives internationales existant en matière de construction de grands barrages.
Mi-août une délégation des garanties contre les risques à l’exportation (ECAs) et des ministères concernés de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche se sont encore rendus sur place pour se faire une opinion sur ce qui se passe localement. La DB a pu accompagner cette délégation pendant deux jours et a facilité les contacts avec les personnes concernées et les ONG locales. Les délégations ont reconnu qu’il subsistait des lacunes en ce qui concerne la planification des déplacements de population et dans la gestion de l’environnement. Ces manquements auraient dû trouver une solution dans les négociations menées début octobre avec le gouvernement turc.
Sur la base de cet examen sur place et des négociations avec le gouvernement turc, la Garantie contre les risques à l’exportation suisse (GRE) devrait réexaminer la demande de garantie déposée par les entreprises suisses participant au consortium de construction afin de formuler une proposition de décision au Conseil fédéral. A ce jour, aucune décision n’a été prise par le Conseil fédéral.
La Déclaration de Berne continue de demander au Conseil fédéral de refuser ce projet. Elle communique ces jours-ci les signatures réunies en Suisse et en Turquie contre le projet. Au vu des mauvaises expériences faites par la population locale à l’occasion de la construction d’autres barrages dans le Sud-Est de la Turquie, elle estime que l’appel à la bonne volonté du gouvernement turc ne suffit pas. Les lacunes du projet restent trop nombreuses pour garantir le respect des directives internationales existant en matière de construction de grands barrages.


