Ilisu
Soutien à la population locale (30.10.06)
Le 4 août 2006, 8000 personnes ont manifesté à Hasankeyf contre la construction du barrage d’Ilisu qui inonderait cette ville du sud-est de la Turquie, déplacerait 55 000 personnes, menacerait l’environnement local et provoquerait des conflits avec l’Irak (lire les autres pages de ce dossier).
Passant outre l’opposition locale, le Premier ministre turc, Recep Erdogan a posé la première pierre du barrage d’Ilisu le 5 août, soit le jour après la manifestation populaire. Le gouvernement turc a ainsi voulu créer un fait accompli. Or rien n’est encore réglé ni sur le plan financier, ni sur le plan social.
Sur le plan social, le plan de réinstallation reste insuffisant et les compléments apportés à l’étude d’impact laissent encore beaucoup de questions ouvertes (voir article Les compléments apportés au projet restent insuffisants)
Quant au financement de ce projet, il reste également incertain. Les entreprises qui font partie du consortium de construction ont besoin du soutien des agences de crédits à l’exportation pour couvrir leurs risques financiers. Or ils n’en disposent pas encore.
En Suisse, ce projet étant très controversé, il appartient au Conseil fédéral d’accorder ou non la garantie contre les risques à l’exportation.
La pétition et l'action de carte postale virtuelle que nous avons lancées pour demander au Conseil fédéral de renoncer à accorder la GRE au barrage d'Ilisu ont été signées par plus de 2000 personnes.
Le Conseil fédéral se prononcera vraisemblablement dans le courant du mois de novembre sur ce projet. Le fait même que sa décision, prévue en septembre déjà, ait été repoussée à deux reprises montre l'impact de la pression de la société civile, tant en Turquie qu'en Suisse.
Passant outre l’opposition locale, le Premier ministre turc, Recep Erdogan a posé la première pierre du barrage d’Ilisu le 5 août, soit le jour après la manifestation populaire. Le gouvernement turc a ainsi voulu créer un fait accompli. Or rien n’est encore réglé ni sur le plan financier, ni sur le plan social.
Sur le plan social, le plan de réinstallation reste insuffisant et les compléments apportés à l’étude d’impact laissent encore beaucoup de questions ouvertes (voir article Les compléments apportés au projet restent insuffisants)
Quant au financement de ce projet, il reste également incertain. Les entreprises qui font partie du consortium de construction ont besoin du soutien des agences de crédits à l’exportation pour couvrir leurs risques financiers. Or ils n’en disposent pas encore.
En Suisse, ce projet étant très controversé, il appartient au Conseil fédéral d’accorder ou non la garantie contre les risques à l’exportation.
La pétition et l'action de carte postale virtuelle que nous avons lancées pour demander au Conseil fédéral de renoncer à accorder la GRE au barrage d'Ilisu ont été signées par plus de 2000 personnes.
Le Conseil fédéral se prononcera vraisemblablement dans le courant du mois de novembre sur ce projet. Le fait même que sa décision, prévue en septembre déjà, ait été repoussée à deux reprises montre l'impact de la pression de la société civile, tant en Turquie qu'en Suisse.
| Pétition Ilisu, septembre 2006 |


