Du Fair-Play au Fair-Pay, la FIFA doit faire la pas
Campagne Fair-Pay
Du FAIR-PLAY au FAIR-PAY, la FIFA doit faire le pas!
Alors que le commerce du football rapporte des millions à la FIFA, les ouvrières qui, en bout de chaîne, produisent les articles de sport estampillés FIFA travaillent dans des conditions misérables. C'est inacceptable! De nouveaux rapports en provenance d'Inde, d'Indonésie et de Chine démontrent à nouveau la nécessité d'agir: la FIFA doit s'engager à respecter et faire respecter des règles du jeu équitables pour toutes celles et ceux qui fabriquent les articles de sport dans le monde!
Le commerce du football est une mine d'or, mais les travailleuses et travailleurs qui, en bout de chaîne, produisent les articles de sport estampillés FIFA vivent, eux, dans la misère. Comme le révèle une nouvelle étude, les ouvrières chinoises fabriquant des ballons de football pour Adidas (seule marque ayant un contrat de licence avec la FIFA à l'occasion de la Coupe du Monde de football 2002) travaillent durant les périodes de forte production entre 15 et 20 heures par jour et ce, 7 jours sur 7. Leur salaire dépend de leur productivité. En basse saison, il est nettement en dessous du minimal légal. En période de forte production, les nombreuses heures supplémentaires obligatoires ne sont pas rémunérées correctement. Il s'agit là de claires violations de la loi chinoise. Une ouvrière de l'usine Guan Ho, dans la province chinoise de Guangdong, témoigne: "je ne veux pas rester plus longtemps, c'est épuisant. Mes doigts me font souffrir. C'est horrible."
Selon un courrier de février 2002 à la campagne Clean Clothes, la FIFA déclare qu'elle ne peut être rendue responsable des conditions de travail dans les fabriques d'articles de sport. Pourtant, c'est la FIFA et ses preneurs de licence (comme Adidas) qui fixent les "règles du jeu" à leurs fournisseurs en Asie ou ailleurs.
Il faut que cela change! La campagne Clean Clothes, portée en Suisse par Action de Carême, la Déclaration de Berne et Pain pour le prochain appelle la FIFA à reconnaître sa co-responsabilité pour les conditions de travail dans les usines qui fabriquent les articles de sport estampillés de son logo. Elle doit adopter un code de conduite complet et prendre toutes les mesures qui s'imposent pour le rendre effectif sur toute la chaîne de production de ses articles. Un processus de contrôle indépendant est également indispensable.
Participez!
La campagne Clean Clothes appelle le public à nous envoyer massivement des cartes "FAIR-PAY: des conditions de travail décentes pour tous!". Nous les ferons parvenir à la FIFA en août 2002: seule la pression du public peut la faire avancer sur le terrain des droits humains!
Pour commander des cartes "FAIR-PAY": info@ladb.ch
Il est également possible de participer à la campagne en envoyant un e-mail par le biais du site internet: www.ladb.ch
Pour plus d'informations:
| Déclaration commune de la campagne Clean Clothes et de la Global March against Child Labour (en anglais), à découvrir sur www.cleanclotes.ch |
| Résumé bref du rapport sur les conditions de travail dans l'industrie du football en Inde, mai 2002 (en anglais), à découvrir sur www.cleanclotes.ch |
| "We are not machines", rapport sur les conditions de travail dans les usines Adidas et Nike en Indonésie, avril 2002, à découvrir sur www.cleanclothes.ch |
| "Report on Working Conditions of Soccer and Football Workers in Mainland China", mars 2002, à découvrir sur www.cleanclothes.ch. |
| Global March against Child Labour: www.globalmarch.org |
Pour plus d'informations:
Isabelle Chaudet, campagne Clean Clothes, tél. 021/620 03 07
Campagne Clean Clothes: pour des habits produits dans la dignité!
La campagne Clean Clothes (CCC) a pour but l'amélioration des conditions de travail dans le secteur de la confection textile. Portée en Suisse depuis janvier 1999 par Action de Carême, la Déclaration de Berne et Pain pour le prochain, CCC informe le public des très mauvaises conditions de travail qui prévalent dans ce secteur et l'encourage à faire pression sur les marques et distributeurs d'habits pour qu'ils assument leur responsabilité sociale. A ce jour, plus de 66'000 cartes postales et pétitions leur sont parvenues. La plupart des entreprises interpellées ont réagi aux demandes du public. Ainsi, l'entreprise de lingerie Triumph a décidé en début d'année de se retirer de Birmanie, suite aux protestations massives de Clean Clothes et des milliers de personnes qui ont réagi à sa présence dans un pays qui viole massivement des droits humains. Par ailleurs, CCC recherche aussi des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail dans la confection textile: elle réalise actuellement conjointement avec Mabrouc (Switcher), Migros, et Veillon un projet-pilote de vérification indépendante de codes de conduite complets en Inde et en Chine.
Pour plus d'informations: www.cleanclothes.ch




