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72 heures pour réaliser un projet d'utilité publique !  (09.09.10)
La grande aventure a commençé en 2005 déjà ! Pendant 72 heures, la Suisse a été chamboulée par quelque 700 groupes de jeunes enthousiastes et 500 projets environ. Les quatre langues nationales étaient représentées. Plus de 1 000 responsables ont mouillé leur chemise pour faire de l'Action 72 heures" une réussite totale. Et alors que 20 000 jeunes réalisaient l'impossible, des milliers d'autres personnes se sont laissés envahir par la fièvre de l'Action et ont spontanément proposé leur aide. A l'heure du décompte final : 1 million d'heures de bénévolat !

L'«Action 72 heures » est pilotée par le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ) et ses organisations membres.

72 heures pour «Un salaire de subsistance » - Un projet du groupe de la DB

Lausanne, 12 septembre, 18h11. Voilà 72 heures que les jeunes bénévoles de la Déclaration de Berne ont découvert leur projet « Un salaire de subsistance pour tous ». Le programme était ambitieux: création, montage et animation d'un stand de rue à Lausanne, interviews des passants devant les principales enseignes de la mode, le tout face à la caméra impertinente d'un réalisateur exigeant. Quand les jeunes s'engagent pour des habits produits dans la dignité, ils n'hésitent pas à mouiller leur chemise!

72 heures au compteur

Pour les six bénévoles engagés dans le projet « Un salaire de subsistance pour tous », les derniers jours n'ont pas été de tout repos. Après le lancement de l'Action 72heures sur la place de 'Europe, animé par un Jean-Marc Richard toujours aussi survolté, notre joyeuse bande a découvert le premier volet de sa mission: créer et animer un stand de rue sur la place St-Laurent, à Lausanne, afin de sensibiliser les badauds du samedi à la problématique des salaires de misère dans l'industrie textile. Pas facile, d'autant plus que le matériel à disposition est plutôt modeste: quelques vieux pots de peinture, des planches de bois trouvées ici et là et du carton! Mais c'était sans compter sur l'imagination et l'ingéniosité de ces jeunes sympas et sur-motivés qui, en moins de 24 heures chrono, élaborent un concept, rassemblent du matériel et se lancent sans complexe dans de grands travaux de bricolage. Le vendredi soir déjà, le futur stand a un look d'enfer!

Samedi matin, les choses se compliquent. La place St-Laurent n'est pas accessible en voiture et le matériel à transporter se révèle très encombrant. Après plusieurs allers-retours à pied et une petite montée de stress due à cette méchante aiguille qui ne cesse de tourner, les premiers curieux foulent enfin le tapis rouge offert par l'Opéra de Lausanne s'il vous plaît! pour découvrir, avec intérêt, indignation et incompréhension parfois, les conditions déplorables dans lesquelles « les vraies victimes de la mode » travaillent, pour des salaires de misère.

Micro-trottoir dans les rues de Lausanne

Pour capturer ces moments d'échange entre nos jeunes bénévoles et les passants aux bras souvent chargés de cornets, nous avons sollicité les talents d'un jeune réalisateur suisse. Dans les rues commerçantes de Lausanne, les vêtements s'achètent pour trois fois rien et les langues timides finissent toujours par se délier. « J'aimerais pouvoir être sûre que les habits que j'achète ont été produits dans de bonnes conditions, mais à qui faire confiance ? » ; « S'il faut porter des horreurs ou acheter des fringues hors de prix, non merci ! » ; « Si toutes les entreprises s'engageaient à payer des salaires décents, la mode éthique deviendrait la norme, et non plus l'exception ! » Les discussions vont bon train et l'après-midi défile au même rythme que les visages, plus ou moins souriants. La caméra indiscrète de notre réalisateur de choc va jusqu'à s'inviter dans les sacs plastiques des «Carry Bradshaw en puissance» et les magasins.

Un long dimanche de travail!

Dimanche, les jeunes sont fatigués. Il leur reste pourtant beaucoup à faire jusqu'à la présentation de ce soir à la Bossette. Mickaël Roost, réalisateur de choc, est aux commandes: sélection des images, choix des musiques, titres, voix-off ! Monter une vidéo en si peu de temps représente un véritable challenge et chacun tente d'apporter sa petite contribution. A-t-on vraiment bien fait de dormir cette nuit?

Le patron de la Bossette a mis les lieux à disposition pour la diffusion, histoire de finir en beauté ces quelques jours d'engagement, de rires et d'intensité. Juliette présente le groupe, puis chaque bénévole évoque ses motivations pour le projet 72heures de la Déclaration de Berne. Sensibilité pour les causes défendues par l'ONG, envie d'offrir de son temps pour les autres et de partager ces moments de bénévolat avec ses amis. Pendant 72 heures, les 6 jeunes de la DB se sont engagés pour des salaires de subsistance dans l'industrie textile. Encore un grand merci à eux et à toutes les personnes impliquées dans ce projet!

Le micro-trottoir "72heures pour un salaire de subsistance" réalisé par les jeunes bénévoles de la DB, sous la direction de Mickaël Roost

  Site internet « Action 72 heures »