Qui en porte la responsabilité?
La problématique du travail et de la traite des enfants dans les plantations de cacao a été officiellement reconnue au début de l’année 2001. Depuis, l’industrie, les gouvernements et les organisations internationales se renvoient la responsabilité quant aux mesures à prendre pour mettre un terme à ce scandale.
L’étude de l’UNICEF et le rapport du Département des droits de l’homme des Etats-Unis sur la culture du cacao en l’Afrique de l’Ouest , publié respectivement en 1998 et 2001, n’ont pas eu beaucoup d’écho. Toutefois, les révélations tardives des médias suscitent une grande consternation de la part des consommateurs.
A l’heure actuelle, l’industrie chocolatière se félicite de progrès significatif, comme la mise sur pied de certificats de vérification, la collecte de 50% des données relatives à la Côte d’Ivoire et du Ghana ou encore de l’investissement de 15 millions de dollars dans des projets sociaux. Pourtant, un rapport de la Tulane University, daté de 2008 , indique que la grande majorité des enfants qui travaillent dans des zones de culture du cacao (98 % en Côte d’ivoire et 95% au Ghana) n’ont jamais entendu parler de ces projets.
L’étude de l’UNICEF et le rapport du Département des droits de l’homme des Etats-Unis sur la culture du cacao en l’Afrique de l’Ouest , publié respectivement en 1998 et 2001, n’ont pas eu beaucoup d’écho. Toutefois, les révélations tardives des médias suscitent une grande consternation de la part des consommateurs.
Le Protocole du cacao
L’industrie du chocolat est sous pression. En 2001, un amendement législatif est lancé par le représentant américain Eliot Engel pour développer un label « no-forced-labor » sur les produits chocolatiers vendus aux Etats-Unis. La même année, le Protocole Harkin-Engel est conclu aux Etats-Unis avec l’industrie chocolatière pour réduire de moitié les formes les plus sévères d’exploitation dans le processus de production et de transformation de la fève de cacao. Pour s’assurer de la viabilité du protocole, l’industrie du chocolat, les producteurs, les gouvernements et les cultivateurs locaux ont jusqu’au 1er juillet 2005 pour se plier aux exigences du protocole. Les grands groupes industriels de chocolat comme Nestlé, Hershey et M&M/Mars signent le protocole.Les objectifs n’ont pas été atteints.
Cet engagement suscite beaucoup d’espoirs. En 2002, l’International Cacao Initiative (ICI) est crée et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) mène des enquêtes dans les régions cacaoyères, qui révèlent des chiffres épouvantables. Des projets pilotes sont mis en place et des programmes de vérification sont testés. En 2005, date à laquelle les industriels signataires du protocole s’étaient engagés à développer des standards de certification, rien n’a été fait. L’industrie chocolatière demande alors une prolongation de 3 ans, mais en juin 2008, la situation reste toujours la même. Un nouveau délai est accordé pour la fin 2010.A l’heure actuelle, l’industrie chocolatière se félicite de progrès significatif, comme la mise sur pied de certificats de vérification, la collecte de 50% des données relatives à la Côte d’Ivoire et du Ghana ou encore de l’investissement de 15 millions de dollars dans des projets sociaux. Pourtant, un rapport de la Tulane University, daté de 2008 , indique que la grande majorité des enfants qui travaillent dans des zones de culture du cacao (98 % en Côte d’ivoire et 95% au Ghana) n’ont jamais entendu parler de ces projets.
L’engagement de l’OIT
Par l’intermédiaire de son Programme International pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a convié les industriels du cacao et du chocolat à participer aux processus consultatifs et à proposer des actions concrètes pour résoudre le problème du travail des enfants. Entre 2003 et 2006, le programme était connu sous le nom West Africa Cocoa and Commercial Agriculture Project to Combat Hazardous and Exploitative Child Labour (WACAP).Les aveux de l’industrie chocolatière
L’industrie se cache derrière le financement de projets pilotes qui ont pour objectifs de modifier le comportement des cultivateurs, sans pour autant remettre en question leurs propres pratiques. Si l’industrie ne change pas ses pratiques en commençant, par exemple, par payer un prix équitable aux cultivateurs et en respectant les Conventions 182 et 138 de l’OIT, les objectifs des projets pilotes ne pourront pas être remplis durablement.Pour en savoir plus:
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