Reaction des entreprises
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Inge Stemmer et Greis (au centre) remettent le Public Eye Award à Samuel Leupold, directeur du secteur international des Forces motrices bernoises.

En janvier dernier, en marge du forum économique mondial de Davos (WEF), la DB a décerné ses Public Eye Awards à des entreprises particulièrement irresponsables. Dans la catégorie suisse, le prix est revenu aux Forces motrices bernoises (FMB), dont le canton de Berne est actionnaire majoritaire. Alors que, dans notre pays, FMB se présente comme « le leader dans le domaine de l’éco-courant », elle entend investir quelque 1,6 milliard de francs dans une centrale thermique à charbon près de Dörpen, en Allemagne. Depuis janvier, la DB a maintenu la pression sur l’entreprise pour que celle-ci abandonne ce projet désastreux, qui va à l’encontre de son propre discours et des objectifs de protection de l’environnement fixés par la Confédération.

Les Forces motrices bernoise reconnaissent leur responsabilité

Le 27 février dernier, Inge Stemmer, représentante de l’Initiative citoyenne de Dörpen, accompagnée par le rappeur alémanique Greis, s’était rendue une première fois au siège de FMB pour tenter de remettre le Prix de la honte au directeur, Kurt Rohrbach. La délégation avait alors été reçue par le porte-parole de l’entreprise, qui a toutefois annoncé que ce dossier allait à nouveau être évalué par la direction. Début mars, FMB a annoncé qu’elle allait céder 75,1% de ses parts et la direction du projet de centrale à charbon de Dörpen à l’entreprise allemande Energie Baden-Württemberg AG (EnBW). Le 30 avril 2009, les Forces motrices bernoises (FMB) ont enfin accepté le Prix de la honte, qui leur a été remis par l’activiste allemande Inge Stemmer. Une première victoire pour la DB, qui entend bien maintenir la pression afin d’obtenir le retrait complet des Forces motrices bernoises. En effet, comme l’a fait remarquer Greis au directeur du secteur international de l’entreprise, Samuel Leupold, «même avec une participation réduite à 25%, FMB reste entièrement responsable de cette machine à polluer».

Newmont nie en bloc

Newmont a immédiatement réagi à l’annonce des résultats. Il faut dire que depuis 2005, année durant laquelle les premières plaintes à l’encontre des agissements de la multinationale au Pérou, en Indonésie et au Ghana se sont fait entendre, celle-ci s’est dotée d’un système de communication très efficace. Dans un document, dont le titre Fact Sheet: Newmont Ghana’s Akyem Project, entend souligner la soi-disant objectivité des éléments avancés, l’entreprise nie de manière systématique et mensongère les critiques sur son projet. Elle va même jusqu’à accuser WACAM d’avoir encouragé, par de l’argent et des T-shirts (!), les plaintes des communautés locales. Sur son site, Newmont exhibe une lettre de soutien au projet d’Akyem signée par différentes parties prenantes locales. Tout comme WACAM, qui a répondu à Newmont par un communiqué, la DB ne croit pas au caractère indépendant et volontaire de cette initiative.


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