Argent des potentats
Formant l’une des principales places offshore du monde, caractérisées par une opacité particulièrement difficile à dissiper, les banques helvétiques ont souvent accueilli sans trop sourciller les fonds douteux et un compte dans l’une d’elles à longtemps appartenu à l’équipement de base de tout potentat. Au cours des années 1980 et 1990, la place financière helvétique a maintes fois été sous les feux de l’actualité suite à la découverte dans leurs coffres des fonds appartenant aux potentats Duvalier (1986), Marcos (1986), puis Salinas (1996) et Mobutu (1997). Ces affaires ont révélé les faiblesses de la législation suisse en matière de répression des flux financiers illicites et contribué à l’adoption, en 1998, de la Loi sur le blanchiment d’argent (LBA), censée notamment reléguer les affaires d’argent des dictateurs à de l’histoire ancienne.
L’application de cette dernière est laissée pour une large part à l’autonomie des banques, lesquelles doivent notamment analyser l’origine des fonds déposés par des personnes exposées politiquement (PEP). Les blocages successifs début 2011 des avoirs Ben Ali, Gbagbo, Moubarak et Kadhafi par le Conseil fédéral ont cependant montré les limites des dispositions législatives suisses visant à empêcher l’arrivée dans les coffres helvétiques d’avoirs illicites.
La Déclaration de Berne s’engage donc pour un renforcement et une meilleure application des mesures contenues dans la LBA, afin que la Suisse cesse définitivement d’accueillir les avoirs de potentats notoires.
L’application de cette dernière est laissée pour une large part à l’autonomie des banques, lesquelles doivent notamment analyser l’origine des fonds déposés par des personnes exposées politiquement (PEP). Les blocages successifs début 2011 des avoirs Ben Ali, Gbagbo, Moubarak et Kadhafi par le Conseil fédéral ont cependant montré les limites des dispositions législatives suisses visant à empêcher l’arrivée dans les coffres helvétiques d’avoirs illicites.
La Déclaration de Berne s’engage donc pour un renforcement et une meilleure application des mesures contenues dans la LBA, afin que la Suisse cesse définitivement d’accueillir les avoirs de potentats notoires.
10.11.11
24.01.11
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Brève chronologie de la lutte contre les fonds des kleptocrates |
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«Les banques suisses : éternel refuge des potentats?», opinion de la DB parue dans Le Temps, 4.3.2011 |



