Ecrivez à votre magasin de vêtements
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Depuis les débuts de la campagne Clean Clothes, des dizaines de milliers de lettres et de cartes postales ont été envoyées aux marques et aux distributeurs suisses. Et cela vaut la peine. Nombreuses sont les entreprises qui ont appris qu’ignorer la sensibilité sociale de leurs clientes et clients portait préjudice à leur réputation. C’est pourquoi la plupart d’entre elles disposent maintenant d’un code de conduite contenant des dispositions minimales relatives aux conditions de travail chez leurs fournisseurs (lire nos pages suivi des entreprises).
Mais cela ne suffit pas. Les progrès ne sont pas encore satisfaisants. Les codes sont rarement complets, leur mise en œuvre reste lacunaire et les informations communiquées par les entreprises sur leurs fournisseurs sont déficientes.

Ecrivez donc, vous aussi, aux responsables de votre magasin de mode préféré, pour demander à ses responsables de respecter et de faire respecter chez leurs sous-traitants, les normes sociales internationalement reconnues.

Comment procéder?

  • Téléchargez le modèle de lettre proposé ci-dessous. Cette lettre demande si ces normes sont appliquées et si des contrôles sont effectués, si les ouvrières et les ouvriers peuvent s’exprimer librement et peuvent porter plainte et si un contrôle indépendant existe.
  • Ajoutez l’adresse du destinataire. Vous la trouverez dans la liste accessible ci-dessous (fichier pdf) ou, si vous cherchez l'adresse de votre magasin spécifique, soit dans le bottin de téléphone, soit sur les pages internet www.pagesjaunes.ch. Ce destinataire sera alors, selon votre choix, le siège suisse de la marque ou du distributeur que vous avez retenu ou le responsable du magasin où vous vous fournissez (voir aussi nos pages par entreprises).
  • N’oubliez pas d’indiquer votre adresse comme expéditeur, de dater et de signer la lettre.
   Lettre modèle pour les entreprises (fichier modifiable) (13 KB)
   Adresses des distributeurs et des marques actives en Suisse

Quand vous recevez une réponse...
Les entreprises sérieuses se donnent la peine de répondre car elles prennent également leur clientèle au sérieux. Vous recevrez donc vraisemblablement une réponse. Prenez garde toutefois à ne pas vous laisser duper par le langage des relations publiques. Trop souvent, des formules lénifiantes permettent d’éviter de véritablement répondre aux questions posées.
Voici une brève série de questions vous aidant à décrypter le message reçu:
  • Est-ce qu’en plus de vous «assurer» qu’elle entreprend «tout ce qui est en son pouvoir», qu’elle «s’efforce» de faire «le mieux possible» pour les travailleurs, l’entreprise donne-t-elle des informations sur ce qu’elle entreprend effectivement?
  • Est-ce que l’entreprise assume sa responsabilité relative aux conditions de travail ou la rejette-t-elle sur ses fournisseurs?
  • Est-ce que l’entreprise annonce des contrôles? Ces contrôles sont-ils effectués à l’interne, pas des employés de l’entreprise ou par des sociétés d’audit engagées par l’entreprise, ou existe-t-il aussi des contrôles indépendants? En principe, seuls les contrôles indépendants apportent la crédibilité suffisante.
  • Est-ce que l’entreprise collabore avec des organisations locales et des syndicats pour les contrôles ou pour la formation du personnel ou des cadres? L’implication des parties prenantes sur le terrain est également un facteur décisif pour la crédibilité de la démarche du distributeur.
  • Est-ce que l’entreprise participe à la mise sur pied d’un organe de contrôle indépendant?

Si le code de conduite de l’entreprise est annexé à la réponse, mentionne-t-il:
  • Les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) mentionnées dans le modèle de lettre font-elles partie explicitement du code de conduite?
  • Le salaire minimal exigé par la loi ou un salaire de subsistance? Car souvent le salaire minimal fixé par la loi ne suffit pas pour vivre dans la dignité.
  • Le nombre d’heures de travail régulier auquel correspond ce salaire (il ne devrait pas dépasser 48h par semaine)?
  • Les règles régissant les heures supplémentaires? Le temps de travail ne devrait pas dépasser 60h hebdomadaire en tout et les heures supplémentaires devaient être dédommagées par un supplément de salaire.
  • L’existence d’un contrat de travail clair, renvoyant aux lois du pays et aux assurances sociales? Souvent ces normes légales sont ignorées si bien que les travailleuses et travailleurs ne peuvent pas s’y référer pour défendre leurs droits.

Et n’oubliez pas de nous informer en nous envoyant une copie de votre échange de correspondance (Campagne Clean Clothes, c/o Déclaration de Berne, rue de Genève 52, CH-1004 Lausanne)



Pour en savoir plus

Campagne internationale 2009